publié le 25 janv. 2012 00:41 par Mamans Toutes Egales
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mis à jour : 25 janv. 2012 00:45
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Première partie Deuxième partie |
publié le 23 janv. 2012 14:30 par Naoelle L
publié le 16 janv. 2012 05:16 par Mamans Toutes Egales
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mis à jour : 24 janv. 2012 13:28
]
Par Europe1.fr
LA QUESTION DU JOUR - Le débat a été relancé par le ministre de l'Education Luc Chatel.
Faut-il interdire aux mères qui portent le voile d'accompagner les
sorties scolaires de leurs enfants ? Le ministre de l'Education, Luc Chatel,s'y est dit favorable. Mais le Premier ministre, François Fillon, se montre beaucoup plus réticent. Qu'en pensez-vous ?
Faut-il interdire les sorties scolaires aux femmes voilées ?- Oui : 31 % - Non : 67 % - Sans opinion : 2 %
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publié le 16 janv. 2012 04:27 par Mamans Toutes Egales
Le ministre de l'Éducation nationale, Luc Chatel, et
le premier ministre, François Fillon, à la sortie d'un Conseil des
ministres en avril dernier.
Crédits photo : François BOUCHON/Le Figaro
Luc Chatel souhaite proscrire le port du voile par les mères
d'élèves lors des sorties scolaires, mais Matignon retarde la décision.
Faut-il refuser les mères voilées pour accompagner les sorties
scolaires? La question divise le gouvernement. Luc Chatel, ministre de
l'Éducation nationale, souhaite que les parents qui encadrent des
visites de musées ou des colonies organisées par l'école publique soient
soumis aux règles de neutralité, comme les fonctionnaires. Il avait
annoncé au Figaro qu'il préparait une circulaire pour clarifier la situation. Mais depuis, la rédaction est suspendue. Car
le premier ministre s'y oppose. «Ce serait très douloureux pour les
enfants de voir leurs mères écartées des sorties», avance-t-on à
Matignon. Dès 2004, François Fillon, alors ministre de l'Éducation,
avait refusé que la loi qui interdit le port de tenues religieuses
ostensibles aux élèves de l'école publique soit appliquée aux parents
qui intervenaient dans l'école. Ces dernières semaines, alors que le
gouvernement examine les ajustements nécessaires pour que la laïcité
soit mieux respectée dans la République, le premier ministre a réaffirmé
sa position. «La loi sur l'école ne concerne que les élèves. Et il
n'est pas sûr que les parents accompagnateurs aient le statut de
collaborateurs occasionnels du service public», fait savoir son
entourage. Un été pour réfléchir Au grand dam de Luc
Chatel et de Claude Guéant qui auraient souhaité clarifier le statut de
tous les collaborateurs occasionnels du service public, comme les
parents, mais aussi les jurés. À ce jour, on les supposait neutres, mais
aucun texte ne le spécifie. Ils ne sont juridiquement considérés comme
des «collaborateurs occasionnels du service public» qu'en cas de
contentieux ou d'accident. Le gouvernement s'est donné l'été pour
examiner dans le détail toutes les situations et décider au besoin de
mesures législatives. Au sein de l'Éducation nationale, les
professeurs sont globalement réticents à voir des parents qui affichent
une croyance intervenir dans un rôle d'encadrement. Mais ils ne
souhaitent pas se priver d'une occasion de se rapprocher de certaines
familles, explique Patrick Gonthier qui dirige l'Unsa: «C'est un sujet
difficile. Faut-il distinguer le petit foulard traditionnel de certaines
femmes des groupes de mamans voilées militantes que l'on voit parfois?
Il faut clarifier la règle, car, sinon, chacun va faire à sa manière. Et
bien souvent, les professeurs contournent ces parents-là.» Le syndicat,
qui rencontrera François Fillon mardi, est favorable à une
interdiction, mais «il faudra prendre le temps de l'expliquer, de
diffuser le message, avant de l'appliquer». «C'est l'image de
l'école de la République qui est en jeu», justifie Claudine Palaccio, la
directrice de l'école primaire Joséphine-Baker à Pantin, qui a choisi
d'écarter des sorties les parents qui affichent leurs convictions
religieuses. Immédiatement taxée d'islamophobie, contestée par la FCPE,
la directrice a choisi d'assumer. «L'école est laïque. S'ils
interviennent dans une mission scolaire, les parents doivent être
neutres. Autrement, ils viennent au conseil de classe, avec leur voile,
leur turban, leur kippa, évidemment.» La directrice insiste: «J'impose
la neutralité à tous les intervenants. J'ai fait enlever une grande
croix d'une dame de cantine. Elle l'a très bien compris.» «Pressions communautaires» «On
se retrouve dans la même situation que pour le foulard dans les années
1980. Ceux qui ne voulaient pas légiférer minimisaient, évoquaient
quelques cas et les chefs d'établissement devaient se débrouiller
seuls», rappelle Alain Seksig, ancien inspecteur de l'Éducation
nationale, responsable de la laïcité au Haut-Conseil à l'intégration.
«Aujourd'hui, chaque école fait sa politique. Dans certaines écoles,
c'est la porte ouverte aux pressions communautaires.» Le HCI réclame
d'ailleurs la neutralité des parents en mission pour l'école. Les
fédérations de parents sont, elles, divisées. La Peep aurait préféré
que les parents intervenants dans l'école restent neutres. Tandis que la
FCPE a pris position pour ces mères parfois exclues. Au-delà des
fédérations, souvent politiques dans leurs décisions, l'affaire partage
aussi les parents d'élèves. Certains se déclarent hostiles et d'autres
jurent que «cela ne les dérange pas mais qu'il ne faut pas aller trop
loin». En tout cas, explique une mère à Saint-Ouen, «c'est une question
de principe, pas de personne». |
publié le 16 janv. 2012 04:22 par Mamans Toutes Egales
Point de vue | | 02.06.11 | 14h06 • Mis à jour le 06.06.11 | 14h07
par Collectif
Depuis
la loi du 15 mars 2004 interdisant l'école publique aux élèves
musulmanes portant le foulard, des exclusions se sont multipliées, non
seulement à l'encontre des élèves mais aussi à l'encontre des mères
d'élèves, que ce soit pour l'accompagnement des sorties scolaires ou
pour la participation à des réunions au sein de l'école.
Malgré un avis de la Halde (Haute Autorité de lutte contre les
discriminations et pour l'égalité), rappelant que l'interdiction du
foulard ne s'applique pas aux parents d'élèves, le ministre de
l'éducation nationale, Luc Chatel, a annoncé son intention d'instaurer par décret cette nouvelle discrimination. La proposition vient d'être
reprise dans le programme de l'UMP pour 2012 - parmi 26 propositions
tout aussi inquiétantes, légalisant notamment la discrimination à
l'embauche contre les femmes portant le foulard, y compris dans le
secteur privé !
Ces mesures obéissent à une même logique de stigmatisation et
d'exclusion, en rupture complète avec les principes laïques tels qu'ils
ont été fixés par la loi de 1905 et les lois Ferry-Goblet sur l'école.
Nous refusons ce détournement de la laïcité, qui s'inscrit dans une
série interminable d'offensives : loi anti-foulard, loi anti-niqab,
débat sur l'identité nationale, stigmatisation des prières de rue, des
minarets et des menus halal, invectives de Nicolas Sarkozy sur "l'égorgement du mouton" et de Claude Guéant sur le "trop grand nombre" de musulmans, "débat sur l'islam" rebaptisé "débat sur la laïcité", appels à généraliser l'interdiction du foulard aux usagers des services publics...
Nous refusons cette logique de guerre et de mise au ban, qui désigne
les femmes portant le foulard comme des pestiférées, tend à les disqualifier aux yeux de leurs propres enfants, et leur adresse ce message implicite : "Restez dans vos cuisines !"
Parce que l'école publique ne doit pas choisir son public, parce qu'elle doit être un lieu de rencontre et non d'exclusion, parce qu'elle doit promouvoir
le droit à la différence et non le mépris de l'autre, parce que nous
tenons au principe de laïcité, aux libertés individuelles et à l'égalité
de traitement, parce qu'un Etat démocratique n'a pas à imposer à ses citoyens leur manière de s'habiller,
parce que ce sont une fois de plus des musulmans, et une fois de plus
des femmes, qui sont discriminés, nous serons, dans les mois qui
viennent, femmes et hommes, avec ou sans foulard, solidaires pour défendre un droit élémentaire. Celui du droit pour une femme portant un foulard de vivre, travailler et s'impliquer aussi pleinement qu'elle l'entend dans la scolarité de ses enfants, au même titre que n'importe quel autre parent.
Sans attendre 2012, nous exigeons l'abandon pur et simple du projet Chatel, et l'arrêt de ces exclusions illégales.
Jean Baubérot, sociologue ;
Esther Benbassa, historienne ;
Christine Delphy, sociologue ;
Eric Fassin, sociologue ;
Eric Favey, secrétaire national adjoint de la Ligue de l'enseignement ;
Nacira Guénif, sociologue ;
Jacques Rancière, philosophe ;
Joël Roman, philosiphe ;
Françoise Vergès, politologue ;
Olivier Besancenot, membre du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) ;
Alima Boumedienne-Thiéry, sénatrice (Europe Ecologie-Les Verts) ;
Patrick Braouezec, membre de la Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE) ;
Cécile Duflot, porte-parole nationale d'Europe Ecologie-Les Verts ;
Ilham Moussaïd, responsable d'Agir pour la justice, contre le racisme, l'exclusion et la violence (AJCREV) ;
Christine Poupin, porte-parole nationale du NPA ;
Ismahane Chouder, secrétaire du Collectif des féministes pour l'égalité (CFPE) ;
Collectif Mamans toutes égales (MTE). |
publié le 16 janv. 2012 01:56 par Mamans Toutes Egales
Créé le 14-04-2011 à 17h15
-
Mis à jour à 17h40 - Nouvelobs
Le grand rabbin de France et le président du consistoire central
assurent que le "confinement" au moment de la Pâque juive de quelques
étudiants juifs "ne met pas en cause les principes de laïcité
républicaine".
Une dizaine d'étudiants juifs devraient bénéficier de sessions nocturnes aux concours des grandes écoles (AFP)
Le grand rabbin de France Gilles Bernheim et le président du consistoire central Joël Mergui ont dénoncé jeudi 14 avril un "procès en laïcité instruit" à propos d'une demande d'aménagement d'épreuves de concours à certaines grandes écoles d'ingénieur pendant la Pâque juive.
Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Richard Prasquier, avait assuré auparavant que "le confinement" au moment de Pessah (la Pâque juive) de quelques étudiants juifs "ne mettait pas en cause les principes de laïcité républicaine".
D'après le site d'informations Mediapart, l'Elysée a suggéré aux responsables des concours des grandes écoles Mines-Pont et Centrale-Supelec
un aménagement des épreuves prévues pendant deux jours au moment de la
Pâque juive, du 18 au 26 avril, pour des étudiants juifs très pratiquants, ce que démentent les intéressés.
"Pratique apaisée de la laïcité"
Dans un communiqué, le grand rabbin et le président du consistoire central s'élèvent contre un "procès en laïcité"
et rappellent que "les autorités religieuses de tous les cultes ont
transmis, comme chaque année, les dates des principales fêtes de leurs
calendriers respectifs au ministère de la Fonction publique".
"Les dates transmises sont des dates protégées où la
tenue d'examens et de concours nationaux doit être évitée. Cette
protection s'inscrit dans une pratique apaisée de la laïcité. Elle prend
en compte le fait que les principales fêtes catholiques et protestantes
correspondent dans notre pays à des jours fériés", selon le communiqué.
Concernant le judaïsme, les dates protégées, soumises à de nombreuses
règles, incluent les fêtes de Pessah les 19, 20, 25 et 26 avril. Il est
notamment interdit d'écrire et de se déplacer autrement qu'à pied, ces
jours-là.
Un oubli ?
Au ministère de l'Enseignement supérieur, on explique que c'est une
erreur au moment de la fixation des "dates religieuses protégées" où la
Pâque juive aurait été oubliée. Le ministère aurait ainsi décidé
d'organiser des compositions décalées comme c'est le cas pour les
étudiants ultra-marins, le report des concours étant trop compliqué.
Pourtant Nouvelobs.com expliquait mercredi
que les circulaires transmises aux directeurs des Grandes écoles chaque
année où indiquées les dates religieuses protégées, n'évoquait pas la
Pâque juive, ni en 2010, ni en 2007, ni en 2006.
Une pratique banale et ancienne
Comme les organisations juives (Crif et l'Union des étudiants juifs
de France, UEJF), MM. Bernheim et Mergui relèvent que la pratique de la
composition en horaires décalés pour un nombre infime de candidats est
une pratique banale et ancienne, en particulier dans les centres
d'examen situés dans les Départements et Territoires d'Outre-mer du fait
du décalage horaire.
"Elle permet à tous les enfants de la République, quel que soit leur
lieu de résidence et quelle que soit leur religion, de prétendre accéder
aux grandes écoles", font-ils valoir, ajoutant qu'"il est anormal que
les étudiants juifs soient pénalisés alors qu'ils ont préparé pendant
deux à quatre ans les concours aux grandes écoles".
Le grand rabbin et le président du consistoire central "vont demander
qu'une réflexion soit menée pour que cette fête soit prise en compte
comme c'était le cas pendant de longues années".
Nouvelobs.com |
publié le 16 janv. 2012 01:51 par Mamans Toutes Egales
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mis à jour : 16 janv. 2012 01:52
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A partir de 6'15, sujet sur les musulmans, la "burqa", la sécurité, la banlieue... Off Le Nouveau Journal - Invité : Henri Guaino |
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